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22.04.2008
article Bien Public 21 04 2008
| Dijon-Moscou en 4 mois : Luc Communod, jeudi, repart (Le Bien Public, 21/04/2008) |
| Un p'tit vélo dans la tête, ça transporte |
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| Son Trans-Europe-Express, c'est son vélo : jeudi 24 avril 2008, à 10 heures au CFA La Noue, à Longvic, le public saluera son départ. Dijon-Moscou, via Villy... |
Depuis qu'il était revenu de son 47e parallèle - le cadeau d'anniversaire qu'il s'était offert à trois ans de la cinquantaine -, il avait rangé son vélo dans le garage de sa mémoire. A 52 ans, voici que ça lui trotte à nouveau dans la tête. Le Dijonnais Luc Communod, allure de cycliste sans en être, n'a rien perdu de son « petit vélo dans la tête ». En moins de temps qu'il ne faut pour le faire, le voici prêt à repartir sur les routes du monde. En solitaire et à vitesse de croisière. Sa philosophie n'a pas dévié : « Le sourire sera ma carte de visite ; l'entraide, ma monnaie d'échange ; la curiosité, mon arme contre la routine ». Sa ténacité lui a toujours permis d'atteindre le but visé : ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va dérailler. Ce Dijon-Moscou, il l'aborde « à mollets raccourcis » : quatre mois d'est en ouest et retour, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Pologne, Lituanie, Lettonie, Russie, Ukraine, Slovaquie, Autriche, Suisse, dernières étapes qu'il connaît par coeur pour les avoir abordées tant de fois. Un périple de 7 000 km, compteur au guidon. Il se fixe 100 km par jour : « Je les tenais jusqu'à présent, mais j'ai 6 ans de plus ». Ce voyage, de découverte en découverte, aura aussi valeur de test ! Son seul regret : ne pas parler anglais. Le russe, il arrive à le lire. Il a pris quelques cours, à Marcelle-Pardé, avec Bourgogne-Eurcasie. Cet été, avec Irina Roudina, qui en enseigne les rudiments, le groupe est allé passer quinze jours en famille à Ivanovo, à 300 km au nord de Moscou. C'était en juillet ; il n'avait pas encore pris la décision de repartir. « La Russie s'est imposée à moi. Nos peuples se ressemblent. Les gens de l'est sont accueillants. J'ai connu des soirées extraordinaires avec eux, c'est toujours des surprises »... Il y a 10 ans, il s'est attaché aux Polonais, aux Roumains qui l'hébergeaient à son passage. « Look bicycle, look bagages ! » Deux fois dans sa vie de voyageur, il s'est fait voler son vélo : en 1981, à Dar-Es-Salam, en Tanzanie, perdu pour de bon ; et puis en 2002, à Alesk, à l'orée de la Sibérie... Il fait beau ce soir-là, il s'endort sous sa tente, en plein champ... Au réveil, à minuit, évanouis la monture et ses 40 kg de bagages. A 6 heures du matin, à l'homme à cheval près de la ferme voisine, il conte à travers gestes son aventure. A 8 heures, quatre policiers débarquent, deux font une descente au village, deux, Starsky et Hutch, cherchent les traces de pneus sur le sable. Une femme, seule du bourg à parler français, se fera l'interprète pour détailler auprès du commissaire l'arsenal dérobé. A 9 heures du soir, Luc n'en revient pas : « Look bicycle, look bagages ! »... Son vélo est là aux trois-quarts ; le reste, le lendemain. Larcin de deux gamins. Tout heureux de l'avoir si bien sorti du pétrin, preuve de son professionnalisme, le chef de la police se fera une joie de lui offrir la montre à gousset qu'on lui avait donnée au moment de sa promotion ! Un tournant pour Luc qui n'en demandait pas tant : sa réputation, sur 6 000 km, allait le précéder, jalonnée d'articles de presse. Et des autographes à signer tous les jours sur sa route. Cette fois encore, la traversée s'annonce de première classe : seul sur le coussinet de sa selle. Avec pour wagon-lit, l'auberge de fortune que le chemin et le destin lui réservent. Via Villy-en-Auxois Départ de Dijon jeudi, et puis Paris, Bruxelles, Amsterdam, Berlin, Varsovie, Vilnius, Riga... La Lituanie, la Lettonie... Et de l'Europe en Russie, avec en poche, son visa pour un mois. La brièveté du parcours (4 mois) lui a permis de s'y prendre à l'avance cette fois. De là, il rejoindra Kiev, Lvov : l'Ukraine. En 2000, parti à Prague, il avait tenté en vain d'accéder à Rawa Ruska, à 10 km de la frontière polonaise : le camp de prisonniers d'où son père s'évada, en 1942. Seule la frontière l'en séparait. Depuis, le pays a levé l'obligation de visa pour les citoyens de l'Union européenne : un enchaînement qui donne tout son sens à l'aventure. Revenu pratiquement par ses propres moyens, recueilli par une famille allemande, ce père qui explique son attachement à la terre de Villy-en-Auxois a raconté ses mémoires. Une histoire retranscrite par son fils. Des mots qui le transportent et lui donnent raison de repartir. Jeudi à 18 heures, le village attend avec son nouveau maire, Jean-François Thierry, son conseiller municipal tout frais émoulu : une réception tout amicale est prévue.Au passage, sur la place, Luc croisera le poteau planté en 2003, indiquant les destinations dont il revint à bon port. Une nouvelle flèche bientôt s'y ajoutera : Direction Moscou !
Elisabeth HUARD
09:55 Publié dans 5 - MON PRESSE BOOK | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note








Commentaires
trop émouvant son départ, presque tout les apprentit était dehors
Ecrit par : Arnaud | 25.04.2008
tu as eu la volontè de fabriquer ton propre décor et tu prends le temps de le remplir "de petits bonheurs".
bravo et merci
Ecrit par : mc2 | 24.05.2008
attention luc ça devient un voyage en camping car ,ça glisse dans un truc trop classique et ça ne te ressemble pas,,,,,,
je plaisante,tu fais bien ,rien ne vaut un repos en famille et au sec
bonne continuation sous le soleil, je viens de corse tu devrais essayer ce pays de sauvages car tu oublies la pluie
bravo
Ecrit par : mc2 | 30.07.2008
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