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05.06.2008

Tour du Monde en 2002

 Le 16 avril 2002, Luc partait pour un projet un peu fou : le tour du Monde en vélo et en solitaire.

Pour ses 47 ans, il avait prévu de faire ce petit tour de 18000 km en suivant le 47° parallèle, de Dijon à Dijon. Il a réussi ce challenge hors du commun en 8 mois. 

Il a publié son carnet de bord au jour le jour de ce périple extraordinaire. 

 

Article "Le bien public" 3 avril 2002
Départ le 16 avril pour le cyclo globe-trotter
Luc Communod : Parcourir le monde sur le 47e parallèle

Mike Horn avait choisi de faire le tour du monde sur l'Equateur, Luc Communod, pour ses 47 ans, a opté pour le 47e parallèle, celui qui passe à Dijon. Cette troisième expédition commencera dès le 16 avril. C'est donc reparti pour un an. Bonne route !


Animateur au CFA de la Noue, tel est le métier au quotidien de Luc Communod.
Déjà parti à vélo à deux autres reprises, ayant parcouru des milliers de kilomètres à Madagascar, en Afrique et jusqu'à Pékin (rien de moins !), le démon de l'aventure a repris cet homme qui aime, avant tout, les rencontres avec les gens, la découverte du monde. Une « respiration » qui lui est indispensable pour vivre bien dans sa tête. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le vélo n'est pas sa passion mais le meilleur moyen de locomotion pour parcourir la planète : pour l'économie et le contact humain. Sportif, Luc Communod pratique la course à pied (chaque dimanche) et la haute montagne. « Voilà six mois que je n'ai pas pédalé, dit-il en riant. Je vais souffrir un peu pendant quinze jours et puis cela ira ».
Ses précédents périples l'ont préparé à celui-ci : « L'Asie seule ne pouvait pas contenir mes rêves, dit-il. Je suis prêt pour un tour du monde ».
Le plus fastidieux, dans une aussi longue aventure, c'est la préparation. Luc Communod assure le minimum et ce sont les visas qui lui donnent du fil à retordre : par exemple, voilà trois semaines que l'ambassade de Moldavie retient son passeport pour lui adresser un visa.
A quelques jours du départ, c'est un peu stressant ! Pour la première fois, Luc a quelques partenaires : c'est un peu plus confortable. La ville de Dijon, le groupe Menway consultants (Grenoble), la SA Rebourseau, Photo Express (qui est de toutes les aventures). « Je me débrouille avec 3800 euros environ ».
Deux classes primaires associées à l'aventure
Cette année, après avoir constaté l'intérêt des jeunes du CFA, il a eu l'idée d'intéresser deux classes primaires à son périple : un support merveilleux à l'ouverture au monde. Le 23 février, il est allé voir les enfants du cours préparatoire de Sophie Renardet, à l'école du « Petit Jailly », près de Montbard. Il a passé la matinée avec eux et a été touché de leur intérêt : « Est-ce que tu emportes du cochon ? Comment dors-tu ? » lui ont-ils demandé.
Et ils lui ont tous remis de jolis dessins et, trois semaines après, ils en parlaient encore. Ils suivront le voyage sur le site Internet de Luc. Comme les élèves du CE2-CM1-CM2 d'Annick Laffage, à Villy-en-Auxois (c'est le village natal de Luc et son école primaire) qui l'ont rencontré dans leur classe le 29 mars. « Leurs questions ont été très précises et pertinentes », dit-il.
Quelques petites choses manquent encore au voyageur « mais il faut s'adapter et vivre au jour le jour, dit-il. Tout se résout au fûr et à mesure.
De toutes façons on ne peut pas tout prévoir et cela finit par s'arranger ». Luc emporte deux fétiches : une petite grenouille et, sur son vélo, un klaxon pour enfant représentant Donald. Le premier lui avait été offert par des amis, il y a cinq ans, avant de partir en Chine. « Tous les gens rencontrés ne peuvent s'empêcher d'y toucher et de le faire couiner ! » C'est un admirable support relationnel ! Aussi Luc Communod en a-t-il racheté un autre pour remplacer le premier, complètement usé ! Il emportera également un tee-shirt (offert par la Ville) au logo de Dijon.
Une longue route s'ouvre devant lui, direction l'Est. Si tout va bien, il espère arriver au bout de l'Asie à la fin août et trouver (ce serait le rêve), à Vladivostok, un cargo qui pourrait l'emmener jusqu'à Seattle, pour traverser les Etats-Unis.
« J'espère pouvoir réussir ce challenge, ce n'est pas gagné d'avance. Mais il n'est de victoire qui vaille que celle sur soi-même ».
Hélène FERNEL

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