11.04.2008

Dijon-Pékin : 17.000 km

Septembre 1997, de l'eau a passé sous les ponts mais j'ai de nouveau besoin d'espaces et d'aventures ! Après l'Afrique j'ai envie de changer de continent. Là, tout près de nous …l'Asie Centrale ! Et comme il me faut un titre, ce sera Dijon-Pekin ! Je choisis pour cela un vélo sur mesure et c'est à Crolles tout près de Grenoble chez Monsieur CATTIN que je le trouve. Au départ, je n'ai aucun visa et quant au parcours il n'est pas défini. Cette fois, je traverse des pays très différents les uns des autres. Comme l'Iran, l'Ouzbékistan, l'Inde, le Laos et bien entendu la Chine. Et toujours des rencontres très fortes même si nous ne parlons pas la même langue. Et tout cela grâce encore au vélo. Fin janvier, je suis bloqué à Tachkent, il fait froid et impossible d'obtenir un visa pour la chine. Alors, je rejoins le Pakistan en une heure d'avion. A Islamabad, c'est le ramadan et il faut également rouler à gauche ( !).Je dois très vite m'adapter le temps d'obtenir mon visa pour l'Inde. Et là, le véritable problème reste la circulation anarchique où c'est le plus gros qui passe ! Petit détour ensuite par le Népal et la ville de Katmandou de plus en plus polluée. J'obtiendrai le visa Chinois à Bangkok. Mais Pékin est encore loin. Cela me permet de découvrir un pays d'une douceur infinie : le Laos. Enfin, c'est la Chine et les montagnes du sud. Je dors dans les dortoirs et je me nourris sans problème sur le bord des routes. 300 kilomètres avant Pékin, j'emprunte même une autoroute – la première fois, c'était en Iran sur 100 kms avant Téhéran. Mais soudain une grosse frayeur. Ma jante est fendue sur trois centimètres ! Et c'est avec une réelle angoisse que j'atteindrai la place Tien an Men. Pour le retour, je prendrai le transsibérien Pékin – Moscou.